VIDEO – « C’est fou »: l’élite du bûcheronnage sportif impressionne à Sarrebourg pour le championnat de France

Il fallait couper vite, très vite au championnat de France de bûcheronnage de vitesse à Sarrebourg, dimanche 4 août 2025. Les visiteurs ont pu découvrir une discipline impressionnante, qui se démocratise de plus en plus.

L’élite du bûcheronnage sportif était réunie, dimanche 4 août, à Sarrebourg (Moselle) pour les championnats de France. Le but de la compétition : couper le plus rapidement possible une bûche de peuplier dans différentes épreuves : à la hache, à la scie, à la tronçonneuse. Et ça, dans différentes positions : à pieds joint, de côté, en escaladant la bûche… L’évènement était organisé par la référence mondiale en matériel et bûcheronnage de vitesse, Stihl Timbersports.Après le championnat des femmes, puis des moins de 25 ans le matin, douze athlètes se sont affrontés pour le titre de champion de France au cours de l’après-midi. Des centaines de visiteurs ont fait le déplacement pour découvrir une discipline que peu connaissent. illustration agrandir l'image
Les douze participants doivent briller dans des épreuves à la hache, à la scie, ou à la tronçonneuse. © Aucun(e) – Stihl Timbersports

Des techniciens installent des bûches de peuplier toutes fraîches pour la prochaine épreuve : la découpe à la hache, à pied joint sur le tronçon de bois. Christine découvre la discipline, elle n’arrive pas à détacher son regard de la scène. « Je trouve ça formidable, si j’avais 20 ans de moins, ça m’intéresserait ! », s’enthousiasme-t-elle. « Vous avez l’impression qu’ils coupent ça avec une facilité, c’est fou ». Celui qu’elle regarde sur scène, c’est Alexandre Meurisse, le champion 2024.

Lui remet son titre en jeu cette année. Et il souhaite que la discipline, maintenant diffusée sur les chaînes sportives, soit considérée comme un sport. « On a pas de chemise à carreaux, et on a des haches. Il faut savoir que les bûcherons professionnels ne travaillent même pas avec des haches, sauf pour préparer le bois : ça n’a rien à voir avec le métier de bûcheron ! » Les athlètes portent d’ailleurs des cottes de maille sous leurs vêtement pour se protéger des coups de hache et des éclats de bois.Comme toute discipline sportive, le bûcheronnage de vitesse nécessite un sérieux entraînement. « Je suis en zone de montagne : je fais du ski alpin, de la randonnée, explique Pierre Puybaret, multiple champion de France de bûcheronnage de vitesse. Et quand les beaux jours arrivent je me remets à taper à la hache. On essaie de rester au top, de faire des entraînements spécifiques pour trouver la petite chose qui nous rendra meilleur que les autres ». Un entraînement qui paie : c’est lui qui a remporté, dimanche 5 août, le titre de champion de France. C’est son neuvième.

SARREBOURG
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